21Bourgogne-Franche-Comté161 830 habitants

Investir à Dijon

Analyse du marché locatif · Zone ABC B1 · Score global 6.8/10

Rendement locatif estimé

Rendement brut appart.
5.72 %
Maison : 4.74 %
Loyer annuel / Prix d'achat
Population
161 830 habitants
Prix médian appart.
2 797 €/m²
Maison : 3 313 €/m²
DVF/Etalab (2025)
Loyer estimé appart.
13,34 €/m²/mois
Maison : 13,08 €/m²/mois
ANIL/DHUP - loyers d'annonce estimés (2025)
Prix médian appartement (€/m²)
max 2 797 €/m²202120252 797 €/m²

Ces rendements sont calculés à partir de données officielles (DVF/Etalab + Carte des loyers ANIL/DHUP) à titre indicatif. Ils ne constituent pas un conseil en investissement.

Défiscalisation possible :Loc'AvantagesJeanbrun (neuf)Denormandie

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Score global CapLens

6.8/10
Rendement6.0/10

Rendement brut : 5,7 %

Tension locative6.0/10

Part locataires : 58,6 % · Zone ABC : B1

Démographie7.0/10

Population : 161 830 hab. · Croissance : 0,5 %/an

Économie6.9/10

Chômage dép. : 6,4 % · Revenu médian : 25 140 € · 100 738 emplois

Marché / construction5.0/10

3 216 ventes/an · Prix +0,6 %/3 ans · 430 logements construits/an

Attractivité9.9/10

Indice équipements : 7,6/10 · Prix +0,6 %/3 ans

Score de risqueFaible (3/10)

Profils d'investissement recommandés

📈Plus-value long terme
🎓Location étudiante
🏠Colocation

Indicateurs détaillés

Données officielles (DVF, INSEE, MESR, SDES) collectées à l'échelle communale.

Démographie

Densité
4 005 hab/km²
INSEE RP - population municipale / superficie (2023)
Croissance démographique
+0,5 %/an
Taux annuel moyen (dernier recensement)
INSEE RP - séries historiques (taux annuel moyen) (2023)
Part des 15-39 ans
43,6 %
INSEE MELODI - RP population (2023)
Part d'étudiants
22,1 %
MESR effectifs étudiants / population INSEE (2024)
Taille des ménages
1,79 pers.
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Population depuis 1968
max 162 k hab19682023162 k hab

Économie

Chômage (commune)
12,8 %
Moyenne France : 11 % · sens recensement
INSEE RP - chômage au sens du recensement (commune, 15-64 ans) (2023)
Chômage (département)
6,4 %
Sens BIT (repère)
INSEE BDM - taux de chômage localisé (dép., BIT) (2026-T1)
Nombre d'emplois
100 738 emplois
INSEE RP - emploi au lieu de travail (2023)
Dynamique de l'emploi
croissant
INSEE RP - emploi au lieu de travail (2023)
Établissements employeurs
5 723
Avec salariés (FLORES)
INSEE FLORES (établissements employeurs) (2024)
Créations d'entreprises
2 775 / an
INSEE SIDE (créations d'entreprises) (2025)
Étudiants (supérieur)
35 729
MESR - atlas effectifs étudiants (2024)
Créations d'entreprises par an
max 2 775201220252 775
Effectifs étudiants par rentrée
max 37,5 k étud.2015202435,7 k étud.

Marché & construction

Transactions
3 216 ventes / an
DVF/Etalab (2025)
Évolution des prix (1 an)
+5,8 %
DVF/Etalab (médianes appart. annuelles) (2025)
Évolution des prix (3 ans)
+0,6 %
DVF/Etalab (médianes appart. annuelles) (2025)
Permis de construire
1 027 logements / an
SDES Sit@del (logements autorisés) (2025)
Logements commencés
430 logements / an
SDES Sit@del (logements commencés) (2024)
Taux de vacance
7,3 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Résidences secondaires
4,1 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Part de locataires
58,6 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Part de propriétaires
38,9 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)

Analyse du territoire — Dijon

Le contexte qualitatif de Dijon est globalement porteur mais fortement différencié selon les secteurs. Les dynamiques les plus favorables tiennent au renforcement des mobilités structurantes, à la consolidation du pôle universitaire et hospitalier, aux filières santé et alimentation-gastronomie, ainsi qu'à plusieurs opérations de renouvellement urbain. Ces signaux sont contrebalancés par des projets encore non réalisés, une régulation du logement qui se durcit, des fragilités persistantes dans certains quartiers populaires et un signal industriel négatif dans le bassin d'emploi proche. L'intérêt d'un investissement locatif y dépend donc fortement du micro-local et de l'exposition aux futurs axes de transport.

Signal nuancé

Troisième ligne de tramway T3 reliant le sud à Cap Nord

Dijon métropole a engagé une concertation sur une troisième ligne de tramway T3 reliant le sud de l'agglomération (Portes du Sud / Chenôve) au nord (zone Cap Nord), en passant par la place Wilson, le CHU, le Grand Campus universitaire et le quartier des Grésilles, avec une mise en service envisagée à horizon 2030. Pensée pour soulager les lignes T1 et T2 et mieux desservir les principaux pôles d'emplois, d'études et de santé, cette ligne pourrait renforcer l'attractivité locative des secteurs situés le long du tracé et autour des futurs parcs-relais. Un agent y voyait un signal franchement positif, l'autre un signal plus prudent : le projet reste pré-opérationnel, son calendrier et ses effets quartier par quartier restent incertains, et les phases de chantier pourraient temporairement dégrader l'accessibilité de certains secteurs avant la mise en service.

Signal nuancé

Recomposition du sud métropolitain autour de l'Arsenal et de Chenôve

Le sud de Dijon se transforme, notamment autour de l'écoquartier de l'Arsenal (reconversion de friches militaires et industrielles en quartier mixte à dominante d'habitat, avec équipements publics, éco-gymnase et maison des habitants) et de la requalification des Grands Vergers du Sud à Chenôve, en lien avec l'entrée sud de la métropole et le futur tram T3. Proche du centre-ville, du canal de Bourgogne et bien desservi, ce secteur participe à rééquilibrer le développement vers le sud et à diversifier l'offre de logements dans un environnement urbain et paysager valorisé. Le signal reste mixte : ces opérations s'inscrivent sur un temps long, peuvent accroître l'offre résidentielle et générer des périodes de travaux avant que les effets d'attractivité ne soient pleinement visibles.

Signal nuancé

Renouvellement des quartiers populaires (Fontaine d'Ouche, Grésilles, Mail à Chenôve)

Plusieurs quartiers prioritaires du bassin dijonnais font l'objet d'investissements publics soutenus : renouvellement urbain labellisé écoquartier à la Fontaine d'Ouche (dont le démonstrateur européen de quartier producteur d'énergie), protocole ANRU visant aussi le Mail à Chenôve, contrat de ville 2024-2030, ouverture d'un espace France Services à l'Atrium des Grésilles et démarches de participation citoyenne dans le cadre du programme Quartiers 2030. Ces interventions peuvent améliorer le cadre de vie, les services et l'image de ces secteurs, et créer des micro-secteurs en amélioration. Le signal reste ambivalent : la présence durable de dispositifs de politique de la ville traduit des fragilités sociales persistantes, et des événements localisés comme la dégradation par incendie de la médiathèque Champollion aux Grésilles rappellent que ces quartiers demeurent en transformation mais encore fragiles, ce qui peut maintenir une prime de risque locative.

Signal positif

Consolidation universitaire et montée en gamme du logement étudiant

Le pôle d'enseignement supérieur dijonnais gagne en lisibilité avec la transformation en Université Bourgogne Europe et l'intégration d'établissements partenaires, appuyée par une feuille de route métropolitaine dédiée à la vie étudiante (accueil, conditions d'études, insertion). En parallèle, le parc de logements étudiants se modernise, entre l'ouverture d'une nouvelle résidence étudiante privée à proximité du Grand Campus et du CHU et une importante réhabilitation d'une résidence Crous. Ces dynamiques, publiques et privées, soutiennent la demande locative étudiante, en particulier dans les secteurs reliés au campus, au centre-ville et aux transports. L'effet peut toutefois être modéré si l'offre de logements étudiants institutionnels progresse au même rythme que la demande.

Signal nuancé

Centralité commerciale du centre-ville en consolidation

L'hypercentre dijonnais montre une certaine résilience commerciale, avec une baisse récente du nombre de commerces vacants et des opérations comme la rénovation du centre Dauphine, appuyées par la politique municipale d'accompagnement du commerce. Une centralité active reste un atout pour l'attractivité résidentielle des quartiers centraux et des ménages recherchant une vie urbaine dense. Le signal demeure mixte : certains acteurs pointent les effets jugés pénalisants de la politique de stationnement payant sur l'accessibilité automobile du centre, et la vitalité commerciale devra être confirmée dans la durée face à l'évolution des usages et à la concurrence périphérique, ce qui rend certains ménages plus sensibles aux secteurs bien desservis par le tram.

Signal nuancé

Durcissement de la régulation du logement et des meublés touristiques

La politique locale met l'accent sur la reconquête et la rénovation du parc privé ancien et oriente une partie de l'offre vers le logement abordable, ce qui peut améliorer la qualité du parc locatif et remettre sur le marché des logements sous-utilisés. En contrepartie, ce cadre peut réduire la flexibilité de certaines stratégies locatives lorsque les aides sont associées à des obligations de travaux ou de conventionnement. La ville a par ailleurs abaissé le plafond de jours de location autorisés pour les résidences principales en meublé touristique, dans le contexte de la loi Le Meur et d'un renforcement des contrôles. Cette mesure vise à limiter la captation de logements par le marché touristique, mais l'opposition municipale en souligne le caractère partiel, l'essentiel des biens soustraits au marché résidentiel provenant de locations touristiques continues non concernées, ce qui rend l'impact réel incertain.

Signal de vigilance

Fermeture annoncée du site Tetra Pak à Longvic

Le site de production Tetra Pak de Longvic, commune de la métropole dijonnaise directement rattachée au bassin d'emploi, fait l'objet d'un projet de fermeture, avec de nombreux emplois menacés malgré un accord social visant à protéger les salariés. Les élus de la ville et de la métropole ont réagi publiquement en affichant leur volonté d'accompagner le territoire, mais la perte d'un employeur industriel d'ampleur à proximité immédiate de Dijon constitue un signal négatif pour la base industrielle locale. L'impact sur le marché locatif dijonnais devrait rester sectoriel et localisé, notamment sur les segments de logements accessibles pour les ménages liés à l'emploi industriel périphérique, mais il contredit l'image d'un bassin économique uniquement en expansion.

Signal positif

Dynamique économique et nouveaux parcs d'activités au nord (Cap Nord)

La zone d'activités Cap Nord, à cheval sur Dijon et les communes avoisinantes, poursuit son développement avec un nouveau parc d'activités porté par un investisseur privé, prévoyant plusieurs bâtiments dédiés à l'immobilier d'entreprise. L'ancien site de la Chocolaterie de Bourgogne, au nord de la ville, est par ailleurs en cours de transformation en un projet mixte combinant commerces, logistique et industrie, consolidant ce secteur comme pôle d'emplois structurant à l'échelle métropolitaine. Associés à la stratégie d'attractivité portée par l'agence Dijon Bourgogne Invest, ces investissements renforcent la capacité du bassin à attirer des entreprises et des salariés, ce qui peut soutenir la demande résidentielle et locative dans Dijon et les communes bien connectées à ces zones.

Signal positif

Renforcement du pôle santé et innovation autour du CHU

Le projet SULLY Santenov vise à structurer un pôle dédié aux entreprises de santé, aux biotechnologies, aux technologies médicales et à l'innovation, dans l'environnement du CHU, du centre de lutte contre le cancer et de l'université. Ce type d'écosystème peut soutenir une demande résidentielle qualifiée, de chercheurs, personnels hospitaliers, étudiants spécialisés et salariés de jeunes entreprises. L'effet locatif attendu est surtout localisé autour des secteurs bien connectés au campus hospitalo-universitaire et dépendra de la concrétisation effective du projet.

Signal positif

Filières alimentation, gastronomie et agro-innovation comme spécialisation locale

Dijon métropole met en avant un écosystème autour de la transition alimentaire, de la recherche et de l'innovation agroalimentaire, de la gastronomie et de la formation, porté par des acteurs comme Vitagora, AgrOnov, la Cité internationale de la gastronomie et des formations spécialisées. Cette identité économique différenciante peut soutenir l'attractivité auprès d'étudiants, de salariés spécialisés, de chercheurs et d'acteurs économiques liés à ces filières. Pour le marché locatif, l'effet est plutôt favorable mais diffus : il constitue un facteur de soutien de la demande sans être à lui seul un moteur massif.

Signal nuancé

Stratégie de densification encadrée (PLUi-HD à horizon 2030)

Le PLUi-HD de Dijon métropole fixe une stratégie de développement urbain jusqu'en 2030 fondée sur le renouvellement de la ville sur elle-même, la lutte contre l'étalement, la production de logements dans des sites de projet et une forte exigence de mixité sociale et de qualité environnementale (secteurs de centralité et de mutation, obligations de logements abordables dans le neuf, normes de stationnement différenciées selon la proximité du tram, coefficient de biotope). Ce cadre peut favoriser une offre locative diversifiée dans des tissus urbains déjà bien équipés. Il suscite toutefois des débats locaux, notamment à l'approche des élections municipales, autour des risques de surdensification et de l'acceptabilité sociale des projets, ce qui peut ralentir ou réorienter certaines opérations.

Contexte contrasté

Pris dans son ensemble, Dijon combine des signaux positifs solides — mobilités structurantes, consolidation universitaire, pôle santé, filières alimentation-gastronomie et renouvellement urbain de plusieurs secteurs — qui soutiennent l'attractivité résidentielle sur les quartiers bien connectés et en transformation. Ces tendances sont contrebalancées par des projets encore à concrétiser, des fragilités persistantes dans certains quartiers populaires, une régulation du logement qui se durcit et un signal industriel de recul dans le bassin d'emploi proche. L'intérêt d'un investissement locatif y dépend fortement du micro-local et de la capacité à sélectionner les secteurs bénéficiant des dynamiques les plus favorables.

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