93Île-de-France149 077 habitants

Investir à Saint-Denis

Analyse du marché locatif · Zone ABC Abis · Score global 6.1/10

Rendement locatif estimé

Rendement brut appart.
6.44 %
Maison : 6.81 %
Loyer annuel / Prix d'achat
Population
149 077 habitants
Prix médian appart.
3 906 €/m²
Maison : 3 167 €/m²
DVF/Etalab (2025)
Loyer estimé appart.
20,97 €/m²/mois
Maison : 17,96 €/m²/mois
ANIL/DHUP - loyers d'annonce estimés (2025)
Prix médian appartement (€/m²)
max 4 400 €/m²202120253 906 €/m²

Ces rendements sont calculés à partir de données officielles (DVF/Etalab + Carte des loyers ANIL/DHUP) à titre indicatif. Ils ne constituent pas un conseil en investissement.

Défiscalisation possible :Loc'AvantagesJeanbrun (neuf)

Modélisez votre investissement à Saint-Denis avec cashflow actualisé, TRI, VAN et fiscalité réelle sur 30 ans :

Simuler votre investissement locatif →

Score global CapLens

6.1/10
Rendement7.0/10

Rendement brut : 6,4 %

Tension locative6.0/10

Part locataires : 74,9 % · Zone ABC : Abis

Démographie6.8/10

Population : 149 077 hab. · Croissance : 0,9 %/an

Économie3.9/10

Chômage dép. : 11,1 % · Revenu médian : 18 130 € · 101 937 emplois

Marché / construction5.0/10

955 ventes/an · Prix -11,2 %/3 ans · 440 logements construits/an

Attractivité6.8/10

40,6 équipements/1 000 hab. · Prix -11,2 %/3 ans

Score de risqueÉlevé (7/10)

Profils d'investissement recommandés

💰Investissement cashflow
🎓Location étudiante
🏠Colocation

Indicateurs détaillés

Données officielles (DVF, INSEE, MESR, SDES) collectées à l'échelle communale.

Démographie

Densité
9 453 hab/km²
INSEE RP - population municipale / superficie (2023)
Croissance démographique
+0,9 %/an
Taux annuel moyen (dernier recensement)
INSEE RP - séries historiques (taux annuel moyen) (2023)
Part des 15-39 ans
38,3 %
INSEE MELODI - RP population (2023)
Part d'étudiants
17,6 %
MESR effectifs étudiants / population INSEE (2024)
Taille des ménages
2,51 pers.
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Population depuis 1968
max 149 k hab19682023149 k hab

Économie

Chômage (commune)
18,3 %
Moyenne France : 11 % · sens recensement
INSEE RP - chômage au sens du recensement (commune, 15-64 ans) (2023)
Chômage (département)
11,1 %
Sens BIT (repère)
INSEE BDM - taux de chômage localisé (dép., BIT) (2026-T1)
Nombre d'emplois
101 937 emplois
INSEE RP - emploi au lieu de travail (2023)
Dynamique de l'emploi
croissant
INSEE RP - emploi au lieu de travail (2023)
Établissements employeurs
4 912
Avec salariés (FLORES)
INSEE FLORES (établissements employeurs) (2024)
Créations d'entreprises
3 566 / an
INSEE SIDE (créations d'entreprises) (2025)
Étudiants (supérieur)
26 252
MESR - atlas effectifs étudiants (2024)
Créations d'entreprises par an
max 4 143201220253 566
Effectifs étudiants par rentrée
max 27 k étud.2015202426,3 k étud.

Marché & construction

Transactions
955 ventes / an
DVF/Etalab (2025)
Évolution des prix (1 an)
-0,3 %
DVF/Etalab (médianes appart. annuelles) (2025)
Évolution des prix (3 ans)
-11,2 %
DVF/Etalab (médianes appart. annuelles) (2025)
Permis de construire
515 logements / an
SDES Sit@del (logements autorisés) (2025)
Logements commencés
440 logements / an
SDES Sit@del (logements commencés) (2024)
Taux de vacance
7,2 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Résidences secondaires
1,3 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Part de locataires
74,9 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)
Part de propriétaires
22,8 %
INSEE MELODI - RP logement (2023)

Analyse du territoire — Saint-Denis

Saint-Denis est, depuis le 1er janvier 2025, une commune nouvelle qui a absorbé Pierrefitte-sur-Seine, désormais commune déléguée au nord du territoire : une moyenne communale y agrège le centre historique autour de la basilique, le quartier d'affaires de La Plaine au sud et les secteurs de Pierrefitte au nord. La ville appartient à Plaine Commune, l'établissement public territorial de neuf villes du nord de la Seine-Saint-Denis qui pilote l'habitat et l'aménagement. Trois moteurs datés structurent le contexte : la gare Saint-Denis–Pleyel, futur point de correspondance de quatre lignes de métro automatique du Grand Paris Express ; l'installation d'environ 2 700 agents du ministère de l'Intérieur dans les bureaux issus du village olympique de Paris 2024 ; et un pôle d'enseignement supérieur et hospitalier autour de l'université Paris 8 et du centre hospitalier de Saint-Denis. Trois contraintes les encadrent : des loyers plafonnés par arrêté préfectoral, une autorisation préalable de mise en location obligatoire sur toute la commune, et un parc privé ancien dont une partie relève de l'habitat indigne.

Signal nuancé

Le hub Saint-Denis–Pleyel se construit, mais les ouvertures reculent à 2027

La gare Saint-Denis–Pleyel, dans le quartier Pleyel au sud de la commune, est desservie par la ligne 14 du métro depuis 2024 et doit devenir le point de correspondance des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express, le réseau de métro automatique en rocade autour de Paris. Le franchissement urbain Pleyel, passerelle qui enjambe le faisceau ferroviaire pour relier Pleyel au secteur Landy-France, la partie nord du quartier de bureaux de La Plaine, de l'autre côté des voies, doit être complété en 2026 avec ses circulations routières et son pôle bus. Mais le calendrier du métro a glissé : la ligne 16 vers Clichy–Montfermeil est annoncée pour le second semestre 2027 et la ligne 15 Sud pour début 2027, au lieu de fin 2026. Le gain d'accessibilité est acquis sur le principe, mais un achat calé sur l'ouverture suppose plusieurs années de portage supplémentaire, avec des nuisances de chantier entre-temps.

Signal positif

2 700 agents du ministère de l'Intérieur arrivent à Pleyel fin 2026

L'État a acquis le campus Maxwell, environ 46 000 m² de bureaux issus de la reconversion du village olympique de Paris 2024, dans le quartier Pleyel au sud de Saint-Denis. Environ 2 700 agents de services support du ministère de l'Intérieur y sont transférés depuis le bâtiment Lumière à Paris 12e, avec une arrivée échelonnée de fin 2026 au premier trimestre 2027. Ce transfert s'ajoute aux sièges sociaux déjà implantés à La Plaine Saint-Denis, l'ancien secteur industriel devenu quartier d'affaires entre le Stade de France et la porte de Paris. Pour un bailleur, cela dessine un public d'agents publics mutés, souvent en recherche de deux-pièces à distance de marche ou à un arrêt de métro du site.

Signal de vigilance

Les loyers sont plafonnés par arrêté préfectoral

Les loyers sont encadrés à Saint-Denis depuis le 1er juin 2021, au titre du dispositif appliqué sur Plaine Commune, l'établissement public territorial qui regroupe neuf villes du nord de la Seine-Saint-Denis. Un arrêté préfectoral fixe, par secteur géographique, par nombre de pièces, par époque de construction et selon que le bien est loué vide ou meublé, un loyer de référence majoré que le bail ne peut dépasser ; de nouveaux arrêtés s'appliquent depuis le 1er juin 2026. Un complément de loyer n'est admis que pour des caractéristiques exceptionnelles du logement. Le loyer envisageable n'est donc pas libre : il se vérifie adresse par adresse sur le simulateur de la DRIHL, la direction régionale de l'État chargée du logement en Île-de-France avant toute projection de rentabilité, et la location meublée ne procure qu'une majoration limitée du plafond.

Signal de vigilance

Permis de louer obligatoire sur toute la commune depuis septembre 2025

Depuis le 1er septembre 2025, mettre en location un logement de plus de quinze ans à Saint-Denis exige une autorisation préalable de la mairie, sur l'intégralité du territoire communal, Pierrefitte-sur-Seine incluse. Ce dispositif, appelé permis de louer, ne visait depuis 2019 que le centre-ville, puis le secteur La Plaine–Wilson autour de l'avenue du Président-Wilson. Le propriétaire dépose un dossier avec diagnostics, photos et attestation de surface habitable ; la mairie dispose d'un mois pour répondre, son silence valant autorisation tacite. Louer sans cette autorisation expose à une amende de 5 000 €, portée à 15 000 € en cas de récidive dans les trois ans ou de mise en location malgré un refus. C'est un délai à intégrer entre la remise des clés et le premier loyer, et un filtre qui écarte de fait les biens non décents.

Signal de vigilance

L'offre neuve de Pleyel peine à s'écouler

Le village des athlètes de Paris 2024, à cheval sur Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine et L'Île-Saint-Denis, a été reconverti en quartier de logements livrés entre fin 2025 et début 2026, et la concession d'aménagement Cœur Pleyel, lancée en 2025 sur le secteur Pleyel, y ajoute des tranches de logements à partir de 2026. Cette offre s'écoule lentement : les logements y sont positionnés nettement au-dessus des niveaux habituels du marché de Saint-Denis, le quartier manque encore de commerces, d'écoles et de services, et plusieurs promoteurs ont consenti des remises et des prises en charge de frais pour vendre. Pour un investisseur en ancien, ces programmes neufs voisins constituent une concurrence directe sur le confort, la performance énergétique et les prestations, à quelques centaines de mètres de la gare Saint-Denis–Pleyel.

Signal nuancé

Centre ancien et secteur Wilson requalifiés sous dispositif public jusqu'en 2032

Le centre-ville historique de Saint-Denis, autour de la basilique et de la place Jean-Jaurès, fait l'objet d'un projet de renouvellement urbain mené au titre du PNRQAD, le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés, et du NPNRU financé par l'ANRU, l'agence nationale pour la rénovation urbaine. Il vise le traitement d'environ 410 logements indignes et la reprise des rez-de-chaussée commerciaux, avec la place Jean-Jaurès livrée en 2025, l'ouverture du passage de l'Aqueduc début 2026 et des travaux qui courent jusqu'en 2030-2032. En parallèle, une OPAH-RU — opération programmée d'amélioration de l'habitat, volet renouvellement urbain — couvre le secteur Wilson, autour de l'avenue du Président-Wilson, sur 2025-2030, avec des aides à la rénovation des copropriétés fragiles et à la remise sur le marché de logements vacants. Ces périmètres ouvrent des aides mais signalent aussi des copropriétés lourdes à redresser et des adresses en zone de chantier durable.

Signal de vigilance

Une partie du parc privé ancien relève de l'habitat indigne

La commune conduit avec la police nationale et le parquet des opérations ciblées contre les marchands de sommeil, ces bailleurs qui louent des logements insalubres, et le sujet mobilise aussi l'agence régionale de santé d'Île-de-France et Plaine Commune, l'intercommunalité qui porte la politique de l'habitat sur les neuf villes du nord de la Seine-Saint-Denis. C'est précisément ce qui a justifié la généralisation du permis de louer et l'intervention publique sur les copropriétés fragiles. Le risque est concret à l'achat : un immeuble ancien peut être sous arrêté de police administrative, faire l'objet de travaux d'office refacturés aux copropriétaires, ou receler des lots impropres à la location. La situation administrative de l'immeuble et les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale se demandent avant l'offre, pas après le compromis.

Signal nuancé

Étudiants et soignants soutiennent les petites surfaces, face à des résidences neuves

L'université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, implantée au nord de la commune près du terminus de la ligne 13 du métro, et l'Institut de formations paramédicales adossé au centre hospitalier de Saint-Denis, qui forme notamment les infirmiers et prépare la rentrée 2026, alimentent une demande régulière de studios et de deux-pièces, complétée par les personnels hospitaliers en mobilité. Cette demande fait toutefois face à une offre dédiée qui monte en puissance juste à côté : le Campus Condorcet, cité universitaire de sciences humaines et sociales à cheval sur Aubervilliers et Saint-Denis, a ouvert les résidences Alpha et Omega, soit 451 logements meublés de 18 à 28 m² proposés charges comprises, desservis par la ligne 12 du métro et le RER B. Un studio ancien mal isolé se compare désormais à cette offre neuve.

Signal nuancé

Commune nouvelle depuis 2025 : le périmètre statistique a changé

Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine ont fusionné le 1er janvier 2025 pour former une commune nouvelle, toujours nommée Saint-Denis, dont Pierrefitte-sur-Seine est la commune déléguée avec son maire délégué. Le territoire communal s'étend désormais au nord jusqu'aux limites des communes voisines de Villetaneuse et de Stains. Toute moyenne communale mélange donc des sous-marchés qui n'ont pas les mêmes conditions de location : le centre historique autour de la basilique et sa station de ligne 13, le quartier d'affaires de La Plaine au sud, les abords de Pleyel en chantier, et les secteurs pavillonnaires et grands ensembles de Pierrefitte au nord, desservis par le tramway T5 vers Garges-Sarcelles et par la gare Pierrefitte–Stains, sur le RER D et le tram-train T11.

Contexte contrasté

Les moteurs sont identifiables et datés : la gare Saint-Denis–Pleyel appelée à concentrer quatre lignes de métro automatique, le transfert d'environ 2 700 agents du ministère de l'Intérieur au campus Maxwell, les bureaux issus du village olympique à Pleyel, fin 2026, la requalification du centre ancien autour de la basilique et du secteur Wilson, le long de l'avenue du Président-Wilson, jusqu'en 2030-2032, l'université Paris 8 et le centre hospitalier de Saint-Denis. Ils sont contrebalancés par un cadre locatif strict — loyers plafonnés par arrêté préfectoral, permis de louer obligatoire sur toute la commune depuis septembre 2025 — par un parc privé ancien dont une partie relève de l'habitat indigne, par une offre neuve issue du village olympique qui s'écoule lentement, et par des ouvertures de lignes de métro repoussées à 2027. L'intérêt d'un projet tient donc moins au potentiel général de la ville qu'au respect du plafond de loyer fixé par arrêté préfectoral, à l'obtention du permis de louer et à l'état de l'immeuble visé.

← Toutes les villes